DU CANGE Charles Du Fresne, Sieur de. 7 volumes séparés en deux, soit 14 volumes – Complet. Glossarium mediae et infimae latinitatis conditum a Carolo Dufresne Domino du Cange auctum a monachis ordinis S. Benedicti cum supplementis integris D.P. Carpenterii et additamentis adelungii et aliorum digessit G.A.L. Henschel. Tomus septimus continet glossarium gallicum, tabulas, indices auctorum et rerum, dissertationes, Index seu nomenclator scriptorum mediae et infimae latinitatis. Parisiis, Excudebant Firmin Didot Fratres, Instituti regii franciae typographi, 7 volumes séparés en 2 soit 14 volumes - Complet. 1840-1850. Dos de cuir verts, plats cartonnés. Titre auteur et tomaisons dorés. Pages non rognées. Bel ensemble. La première édition est parue en 1678 en trois volumes. La deuxième édition parue 1733-1736 est le travail des bénédictions de la congrégation de Saint-Maur qui en augmentent le contenu. Nous devons la troisième édition parue en 1766 à Pierre Carpentier qui a ajouté un supplément de 4 volumes d’articles. Cette édition dû à G.A. Louis Henschel, est la plus importante. Elle intègre les éditions précédentes des Bénédictins (1733-1736) et de D.P. Carpentier (1766) et réunit deux tomes d’annexes. Elle est reconnue comme la meilleure édition de ce glossaire, et la plus pratique d'usage, puisque les suppléments y sont intégrés. Ce glossaire constitue un instrument de travail jamais remplacé et encore indispensable pour les médiévistes. "A quarante-cinq ans, [Du Cange] n'avait encore rien publié, mais il avait des coffres pleins de registres dont les pages, consacrées chacune à une rubrique alphabétique, étaient couvertes d'extraits textuels ou de références sur les sujets les plus divers. Il s'était constitué ainsi une sorte de dictionnaire encyclopédique du moyen âge où des questions de tout ordre étaient traitées d'après les textes originaux ou, pour mieux dire, au moyen de la juxtaposition de ces textes : "histoire, jurisprudence, littérature, antiquités, inscriptions, médailles, monnaies, etc." [...] Il résolut de publier, sous sa responsabilité, les matériaux qu'il avait réunis en forme de "Glossaire" : Glossarium ad scriptores mediae et infimae latinitatis (Paris, 1678, 3 vol. in-folio). Cet ouvrage n'est donc pas, en dépit de son titre, un travail lexicographique sur le latin du moyen âge [...] c'est une encyclopédie des choses du moyen âge, suivant l'ordre alphabétique des mots latins qui servaient à les désigner. Chaque article est un recueil de textes enchâssés, en certains cas, dans une dissertation : ainsi s'explique l'extraordinaire étendue des articles Annus et Moneta, par exemple, véritables traités de chronologie et de numismatique [...]. Quelle que fût la valeur de ce plan singulier, l'exécution était de nature à justifier l'admiration presque universelle que le "Glossaire" inspira : non seulement l'auteur avait fait preuve d'immenses lectures, mais d'une aptitude exquise à interpréter les textes difficiles." (Langlois, Manuel de bibliographie historique, pp. 305 à 307). "Cette édition, dans laquelle tous les suppléments ont été fondus en un seul corps d'ouvrage, est d'un usage plus commode que l'ancienne édition [1733], et elle présente des additions de quelque importance. Le septième volume est composé du Glossaire français, de la table des mots techniques, de celle des mots étrangers, de l'index des textes et des manuscrits cités dans l'ouvrage, des dissertations qui se trouvent dans le Joinville et dans le Villehardouin de Du Cange, enfin de sa dissertation sur les monnaies byzantines." (Brunet).