"Mis de Charnacé" est écrit à la plume en page de garde. Le Marquis de Charnacé (1825-1909) fut journaliste, écrivain, critique musical et littéraire, et auteur d'études agricoles, économiques et historiques. Ouvrage édité en 1755 chez Marc Michel Rey, édition originale selon Théophile Dufour. Reliure plein cuir chagrin moucheté aux coupes décorées à la roulette. Tranches rouges. Dos orné de caissons et petits fers dorés, et muni de 5 nerfs garnis de roulettes. Pièce de titre en cuir rouge avec lettrage doré. 362 pages de format 11,5x19cm. Lettrines, bandeaux et culs-de-lampes. Réclames en bas de page. Signet. Pages légèrement gondolées. Bords et coins frottés. Un accroc sur le mors.


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Edition originale selon Théophile Dufour, dans son ouvrage "Recherches Bibliographiques sur les Oeuvres imprimées de J.-J. Rousseau": Les trois premières pages (le titre, son verso blanc, et la première page de la dédicace) ne sont pas numérotées ; La foliotation commence avec la page IV ; la dédicace, page LII, est signée "JEAN JAQUES ROUSSEAU"(JAQUES dans les contrefaçons); à la page 11 du Discours, le premier mot de l'antépénultième ligne (3ème avant dernière ligne), "conformé", a reçu, sur tous les exemplaires du premier tirage, une retouche à la plume du libraire Rey, qui a ajouté un accent aigu sur la dernière lettre ; l'incipit de la page 262 commence par : "cune différence des méchans.".

Orné d'un Frontispice, signé par Charles Eisen et gravé par Sornique, portant la légende en gros caractères, "Il retourne chez ses Egaux"; la page de titre porte une vignette allégorique (la Liberté assise près d’un bosquet, tenant d’une main le sceptre surmonté d'un chapeau, le chat, ennemi de la contrainte, à ses pieds, un oiseau libéré de sa cage et des chaînes d’esclavage brisées) qui est gravée et signée par S. Fokke ; il y a également un fleuron-écusson aux armes de Genève, en tête de la Dédicace, dessiné par P. Soubeyran et gravé par S. Fokke. Manque l'Avis au relieur en fin de volume.

Il fut commencé en 1753 et publié en 1755, en réponse à un sujet de l'Académie de Dijon intitulé : ''Quelle est l'origine de l'inégalité parmi les hommes et si elle est autorisée par la loi naturelle ?''